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Dermatite atopique

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Petit garçon se gratte la tête

Grandes lignes de la dermatite atopique.

On nomme dermatite atopique (ou DA) les eczémas atopiques, qui sont des eczémas d'origine génétique, se développant sur un terrain atopique propice.

Il s'agit d'une inflammation chronique de la peau qui va essentiellement concerner les bébés et les enfants. Chez les enfants, les dermatites atopiques ont tendance à disparaître d'elles-mêmes 8 fois sur 10.

Prévalence de la dermatite atopique

Les dermatites atopiques se sont faites de plus en plus nombreuses depuis les années 1980 et concernent aujourd'hui entre 10 et 20 % des nourrissons entre 2 et 3 mois. Par ailleurs, de nombreux enfants d'une dizaine d'années sont également touchés.

On note par ailleurs une augmentation de la dermatite atopique chez les nourrissons proportionnellement à l'augmentation de la dureté de l'eau. Les cas de dermatites atopiques sont également plus nombreux chez les immigrés et en milieu urbain.

Causes de cette dermatite

Il n'existe pas de cause unique à la dermatite atopique puisque, à la prédisposition génétique, s'ajoute un certain nombre de facteurs :

  • environnementaux (pollens, acariens, etc.) ;
  • climatiques ;
  • alimentaires avec de fréquentes allergies (chez les enfants dont la diversification alimentaire est précoce) :
    • au lait de vache ;
    • au gluten ;
    • au soja ;
    • aux œufs ;
    • aux arachides.

Le mode de vie à l'occidentale qui amène à vivre dans un milieu aseptisé et qui affaiblit le système immunitaire pourrait être à l'origine de cette maladie.

Ces différents éléments vont déclencher ou entretenir l'eczéma atopique et parfois même l'aggraver tandis que la mise en place d'une meilleure hygiène de vie va limiter son apparition.

Symptômes cutanés de la dermatite atopique

On voit apparaître chez les enfants touchés :

  • de larges taches rouges aux contours flous ;
  • une sécheresse de la peau, qui devient rêche ;
  • un eczéma plus ou moins suintant (suintant chez les bébés, mais moins chez les enfants de 3 à 4 ans) ;
  • des croûtes.

Les démangeaisons sont intenses, entraînent des insomnies et amènent à se gratter avec violence. Le risque de surinfection est donc élevé.

Autres symptômes de cette dermatite

Quelques autres symptômes, quoique légers, peuvent parfois être observés :

  • légère pâleur ;
  • inflammation de la peau à l'arrière des oreilles ;
  • démangeaisons dues à la transpiration ;
  • épaississement de la peau autour des follicules pileux (base des poils).

Eczéma atopique : les localisations

Les localisations préférentielles de la dermatite atopique sont, chez le nourrisson :

  • le visage, qui est souvent le premier atteint (bouche, nez et menton ne sont pas touchés) :
    • front ;
    • joues ;
    • oreilles ;
    • cuir chevelu (une éruption cutanée à ce niveau prend le nom de gourme) ;
  • le cou ;
  • parfois les membres.

Chez les enfants un peu plus grands, les zones concernées sont davantage :

  • les membres et essentiellement les plis de flexion (genoux et coudes) ;
  • les mains et les poignets (avec parfois des pulpites, c'est-à-dire l'atteinte de la pulpe des doigts) ;
  • les fesses.

Diagnostic de la dermatite atopique

Les trois principaux critères qui permettent de poser le diagnostic de dermatite atopique sont :

  • le prurit (la démangeaison) ;
  • la localisation ;
  • la chronicité.

Des antécédents familiaux sont retrouvés dans 60 % des cas au moins. Il peut s'agir d'antécédents :

  • d'eczéma ;
  • d'asthme ;
  • de rhume des foins.

Habituellement, aucun examen complémentaire n'est nécessaire pour poser le diagnostic.

Mécanisme de l'eczéma

Le mécanisme de l'eczéma, même s'il reste partiellement incompris a toutefois été en partie découvert.

Chronologiquement, les événements se déroulent ainsi :

  • pénétration d'un allergène au niveau de la peau (pénétration possible chez les patients atopiques en raison de problèmes immunitaires et d'une sécheresse de la peau) ;
  • prise en charge des allergènes par les cellules de Langerhans qui véhiculent l'information vers les lymphocytes T (globules blancs destinés à protéger l'organisme) ;
  • activation des lymphocytes T qui se dirigent vers la peau ;
  • lorsque l'allergène se présente une seconde fois, les lymphocytes T entrent en action (réponse immunitaire) et vont entraîner une production de cytokines (des substances inflammatoires) qui déclenchent l'eczéma.

Habituellement, la dermatite atopique évolue par poussées avec un eczéma suintant. Entre les poussées, on observe des phases de rémission (parfois partielles seulement).

Des risques de surinfections sont généralement à craindre. Elles peuvent être :

  • virales (herpès ou variole surtout) ;
  • bactériennes (staphylocoque).

Les surinfections se reconnaissent à la présence de croûtes de teinte jaunâtre parfois accompagnées d'adénopathies (ganglions gonflés) et de fièvre.

Eczéma atopique chez l'adulte

Bien que l'eczéma atopique concerne essentiellement les tout-petits et qu'il ait tendance à s'atténuer progressivement avec l'âge, il peut également (dans 10 % des cas) se poursuivre jusqu'à l'âge adulte. Ce type de dermatite atopique chronique peut se déclarer suite à une corticothérapie locale mal menée (interrompue à tort).

Le traitement est dans ce cas extrêmement complexe et les rechutes fréquentes et sévères, d'autant que l'atteinte est souvent généralisée.

On observe alors :

  • des démangeaisons intenses et continues ;
  • une peau très abîmée et épaissie ;
  • un visage rouge ;
  • des suintements ;
  • des odeurs désagréables.

Un tiers des enfants ayant présenté une dermatite atopique développeront un asthme à l'âge adulte.

Traitement de la dermatite atopique

Le traitement de la dermatite atopique consiste à prendre en charge :

  • l'infection (antibiotiques) ;
  • l'inflammation ;
  • la sécheresse cutanée.

Il n'existe pas de traitement infaillible de la dermatite atopique, en médecine classique en tout cas. Le traitement doit être mené de façon continue et les soins doivent être réguliers.

Le traitement par corticothérapie générale (sous forme de crème) progressivement diminuée semble apporter les meilleurs résultats possibles en allopathie.

Les cures thermales sont également recommandées. En effet, elles s'avèrent souvent efficaces.


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